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| | This guilt could fill a fucking sea. ◮ ELIAS | |
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→ COPYRIGHT: Bad.Blood → ÂGE: 26 → INTERNÉ LE: 02/04/2011 → NB. DE MESSAGES: 168 → OÙ ES-TU ?: Ma tête, le mur ... Tu fais le rapprochement ? → ICI POUR : Dédoublement de personnalité, viol, tortures, meurtre.
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 | Sujet: This guilt could fill a fucking sea. ◮ ELIAS Mar 31 Jan - 17:30 | |
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This guilt could fill a fucking sea. Un gémissement s’échappa d’entre mes lèvres. Haletant, je me roulais en boule, et fermais les yeux. J’ignorais quelle heure il était. Tout le monde dormait, probablement. J’essayais lentement de me calmer. Je repoussais la couverture du bout des pieds, et me retournais, tremblant. Ce n’était rien. Juste des images qui hantaient ma tête. Juste ça.
Je soupirais, et me redressais au milieu de mon lit. La chaleur de la pièce me semblait étouffante. Je me levais, et filais hors de la chambre. Direction la douche. Rien que l’air frais du couloir m’aidait à mieux respirer. Le contact du sol glacé sous mes pieds nus était presque agréable. Je soupirais plus doucement et me dirigeais maladroitement jusqu’aux salles de bain. Je me débarrassais de mon pyjama, attrapais mes affaires de bain, et me glissais sous la douche.
L’eau tout d’abord glacée qui dégoulina dans mon dos en sueur me fit sursauter. Les images de cette nuit revinrent me frapper. Je me laissais choir par terre, hoquetant. Les larmes se mirent à couler sur mon visage, sans que je ne cherche à y faire grand-chose. Personne ne me voyait ni ne m’entendait, de toute façon.
M’envoyer ici n’était certainement pas la meilleure chose à faire. Cela semblait étrange à dire mais … J’aurais préféré resté à l’hôpital, bouclé vingt-deux heures sur vingt-quatre dans ma chambre, shooté par des médicaments, et surtout, surtout, sans voir un seul de ces êtres monstrueux qu’on appelait femmes. Je soupirai. Le souvenir d’Annabel finirait toujours par me faire craquer. Je ne me comprenais même pas. Je ne savais même pas pourquoi j’avais fait ça. J’aurais pu simplement me contenter de lui mettre une baffe et on n’en aurait plus jamais parlé. Au lieu de ça … J’avais tellement dérapé que la simple idée de sortir dehors me terrorisait.
Les gens étaient fous. Voulaient-ils que je recommence ? Je ne tiendrais jamais. Je ne parviendrais jamais à résister à toute la pression exercée sur mon pauvre esprit. Je fermais les yeux, et me relevais, pour prendre mon savon. Je me savonnais, n’hésitant pas une seconde à frotter ma peau glacée. Et si on mettait de l’eau chaude ? Ouais. Encore fallait-il avoir le courage d’ouvrir le robinet. Et de toute manière, l’eau froide qui me coulait sur la tête finissait presque par devenir agréable. Je soupirais, avant de me rincer, couper l’eau et d’attraper ma serviette. Je frictionnais mon corps gelé, avant d’enrouler le morceau de tissu autour de ma taille et de sortir de la cabine. Je déposais mon savon dans mon casier, avant de sursauter au son d’un bruit suspect.
« Heu …. Y’a quelqu’un ? » lançais-je, d’une voix pas très assurée.
Ce n’était probablement que dans ma tête. Personne ne devait être levé, à cette heure-ci, et je n’avais certainement aucune raison de paniquer. Strictement aucune raison …
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 | Sujet: Re: This guilt could fill a fucking sea. ◮ ELIAS Mer 1 Fév - 19:25 | |
| Correr es mi destino para burlar la ley.
Il était environ quatorze heures lorsque mon très cher ami le surveillant débarqua dans ma chambre avec pour idée de me confisquer ma chérie, ma guitare. Allez savoir pourquoi, ça lui a pris soudainement ; sûrement parce qu'il m'en veut encore d'avoir flirté avec sa copine. Raah, quand il aura compris que ce n'était qu'A-MI-CAL celui là... Faut savoir partager dans la vie ! ... Par contre je ne suis pas trop d'accord là pour ma guitare, il ne croit quand même pas qu'il va me la prendre comme ça et que je vais le laisser faire, hein ? Il eu à peine le temps de passer la porte de ma chambre que j'étais déjà derrière lui à le suivre comme son ombre.
- Euh... Tu vas en faire quoi ? Tu vas me la rendre, hein ? - Pourquoi je te la rendrais ?
Pourquoi ? Elle est un peu à moi quand même. Je n'ai rien fait de mal pour qu'on me la confisque il me semble bien. Je ne suis pas un de ces patients qui agressent tout le monde avec tout ce qui leur passe sous la main ; je ne ferais jamais ça à ma guitare en plus.
- Allez, rends-la moi, tu vas la casser. - Non.
Je soupirai et le regardai avancer dans le couloir. Je fais quoi ? Non, pas la violence. Non, pas de supplication. ... Tu vas souffrir. Sans plus de réflexion, je revins me poster derrière lui, le suivant à chaque pas qu'il faisait. C'est décidé, je ne le lâcherais pas tant qu'il ne m'aura pas rendu mon instrument. Même si je dois en avoir pour la journée. Même si je dois passer la nuit derrière la porte de sa chambre. Je l'aurais. Trois, deux, un, c'est parti :
- Ma guitare. Rends-la moi. Ma guitare. Ma guitare. S'il te plais. Ma guitare. Rends. Hé, ma guitare. Allez. J'attends. Ma guitare. Je la veux.
Le pion cru un instant qu'enfermer la guitare dans le placard du bureau du directeur était une bonne idée. Comme si j'allais le lâcher. Autant dire qu'il se mettait le doigt dans l’œil. Je ne cessai de le suivre ; à la pause cigarette, pendant son tour de garde, lorsqu'il buvait son café, lorsqu'il faisait de l’œil à sa fiancée venue apporter le courrier...
- Héhoo, ma guitare. Je veux ma guitare. Rends moi ma guitare. Rends. S'il te plais. Ma guitare. Vite. Allez. Va la chercher. - MAIS TU VAS LA FERMER, BORDEL ?!
Un ange passe.
- Je veux ma guitare. - NON ! - Okay.
J'attendis dans le couloir un instant alors qu'il partait aux toilettes. Il croyait s'être débarrassé de moi... Mais pas question. Je me suis planté derrière la porte de la cabine où il s'était installé et j'ai recommencé.
- Dis ? Tu me la rends, ça y est ? - Tu vois pas que j'suis occupé là ! - Je te vois pas.. Mais ça se sent. - DÉGAGE ! - Rends-la moi. Rends moi ma guitare. Je la veux. Ma guitare. Ma guitare. Allez. Je veux ma guitare. recommençai-je en toquant à la porte pour chaque mot prononcé. - C'EST BON JE VAIS TE LA RENDRE ! CA VA ! MAINTENANT FERME TA GUEULE ET FILE D'ICI ! TU M’ÉNERVES ! DÉGAGE AVANT QUE JE TE FRAPPE ! - Cool ! Je t'attends dans le couloir !
Il était déjà vingt et une heures sur la pendule à cristaux liquides qui était accrochée dans le couloir. J'avais passé mon après midi et ma soirée à harceler un pion... Mais j'avais gagné. Lorsqu'il sorti des toilettes au bout d'une dizaine de minutes, je le suivis dans le bureau du directeur et il me rendit enfin ma guitare.
- Tu vois, ça t'a pas tué d'être un peu gentil.
J'adressai un grand sourire au surveillant et filai vite dans ma chambre pour mettre mon instrument en sécurité avant de partir voler quelque chose dans les cuisines pour manger. Avec ces conneries, j'ai manqué le dîner et ça, ça le fait pas. Après le repas, je fis une petite sieste de quelques heures, histoire de me reposer un peu. Je n'avais pas envie de dormir cette nuit, je voulais jouer. Lorsque je me suis réveillé, je n'ai pas pensé à regarder l'heure mais bon, vu la gueule du ciel que je peux voir à travers ma fenêtre aux volets cassés, on est au milieu de la nuit. Cool ! Direction la salle d'eau. Pourquoi ? Tout simplement parce que c'est l'endroit le mieux insonorisé ici, je pourrais jouer de la gratte tranquillement là bas. Je grimpai sur la fenêtre qui se trouvait bien en hauteur avec ma guitare. Il y avait quelqu'un dans une des cabines, j'entendais l'eau couler et peut-être des sanglots mais je n'étais pas trop sûr. J'ai admiré la pauvre vue que donnait la fenêtre l'espace d'un instant, cherchant dans ma mémoire les accords que j'avais trouvé l'autre soir. Je ne pensais même plus à la personne qui était présente par ici. Alors que j'allais commencer ma chanson, une de mes cordes se casse dans un bruit plutôt louche du genre " chtoing ".
- Heu …. Y’a quelqu’un ? - Ouaip ! Lève la tête !
Par chance, j'avais de quoi changer ma corde de guitare ; ce que je fis rapidement. J'avais l'habitude. En cinq minutes - peut être un peu moins - j'avais changé la corde et raccordé ma guitare à l'oreille.
- T'as pas l'air en forme. Je te joue un truc ?
Bien sûr, je n'allais pas lui demander de me raconter ou quoi que ce soit. Ce n'est pas mon truc d'écouter les gens me dire leurs malheurs. Je ne veux pas connaître les problèmes des autres. Pourquoi pas essayer de lui faire penser à autre chose plutôt que de remuer le couteau dans la plaie en lui demandant de parler de ce qui ne va pas ? _________________ DC : Shatters & Allyce
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 | Sujet: Re: This guilt could fill a fucking sea. ◮ ELIAS Sam 4 Fév - 14:11 | |
| This guilt could fill a fucking sea. J’aurais aimé réussir à chasser toute la violence qui s’emparait de moi à chaque fois qu’un de ces êtres m’approchait. J’aurais aimé contrôler tout ça. Mais … Ce n’est pas la peine de se faire d’illusion. Je serais toujours dépassé par cette chose. Je serais toujours soumis à cette chose.
Lève la tête. Je m’exécutais et trouvais l’auteur du bruit étrange, assis au bord de la fenêtre. Il tenait une guitare dans la main. Guitare dont il changeait l’une des cordes, au passage. Ça expliquait probablement le bruit étrange de tout à l’heure. J’observais un peu plus attentivement le jeune homme. Il semblait plutôt rassurant, avec ses cheveux longs et ses traits plutôt doux. Ce n’était peut-être pas un de ces mecs violents qui prenaient un sale plaisir à vous frapper parce que notre gueule ne leur revenait pas. Enfin … Les apparences peuvent être trompeuses. Quoi que là … Nan, je ne crois pas.
Je n’avais pas l’air en forme. Je sortis un instant de mes pensées, et reportais mon attention sur les gestes du jeune homme, juste un instant, avant de baisser la tête. Ce n’est pas comme s’il avait raison mais … Un peu beaucoup quand même. Je soupirais. Je n’avais pas envie d’en parler. A qui que ce soit.
Si je voulais qu’il me joue quelque chose ? Je le regardais, surpris, avant esquisser un - très - timide sourire. Je ne dirais jamais non à la musique. Je ne dirais jamais non à l’une des rares choses qui me permettait de m’évader. Qui m’empêchait de me torturer l’esprit.
« Si tu veux ! »
Je m’asseyais par terre, au pied du mur. Peut-être faudrait-il que je pense à aller m’habiller mais … Tout à l’heure. Et il était hors de question que je remette mon pyjama trempé de sueur, de toute manière. Je préférais attendre, là, en serviette, même s’il ne faisait pas spécialement chaud, et que mon corps était frigorifié.
« C’est toi qui les composes, ou … ? »
Je m’intéressais. Tout simplement. Je ne critiquais pas, que l’on soit bien d’accord. De toute manière, il n’avait pas encore commencé. Je me roulais alors en boule, les pieds croisés, les bras autour des jambes, et la tête sur les genoux. Je fermais les yeux, me concentrant uniquement sur la mélodie qui emplissait doucement la pièce. Je me laissais entraîner, lentement. Oublions. Tout. Absolument tout … |
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 | Sujet: Re: This guilt could fill a fucking sea. ◮ ELIAS Ven 24 Fév - 21:55 | |
| Correr es mi destino para burlar la ley.
Je fus bien content d'entendre Neven accepter que je lui joue quelque chose. Ça fait longtemps que je n'ai pas joué pour quelqu'un alors que j'adore ça ! Je réfléchis alors un instant à ce que je pourrais lui jouer. Nous n'avons sûrement pas les mêmes goûts musicaux mais peut-être qu'il est un minimum ouvert au reste ; qu'il ne se limite pas à ce qu'il a l'habitude d'écouter. J'espère... Au pire, tant pis, chacun ses goûts et ça m'aura fait plaisir d'avoir tenté de jouer pour lui. Le temps que je me remémore les accords et les paroles de cette chanson que je n'avais pas entendu depuis un bout de temps, Neven me posa une question. Je le regardai, toujours perché sur cette fenêtre.
- Parfois je compose mais celle-ci, c'est celle qu'on avait l'habitude de jouer avec ma famille les soirs où la journée avait été difficile et qu'on était plus trop sûrs d'où on allait... Elle a le mérite de rappeler d'où on vient et qu'au final la vie n'est pas si moche.
J'arrêtai de parler et plaçai mes doigts. Je fermai les yeux, laissant les souvenirs revenir et je commençai à jouer cette fameuse chanson. Elle était douce et en même temps plutôt entraînante, rassurante. Quand aux paroles, elles étaient pour la plupart en espagnol mais on pouvait y trouver aussi quelques passages en arabe. Ben oui, dans ma famille il n'y a pas que des espagnols, il y a beaucoup de métissages. J'aime les mélanges de culture. La chanson était plutôt longue, presque une dizaine de minutes mais elle n'était pas répétitive. Les paroles me reviennent au fur et à mesure que j'avance. Je n'ai pas une voix de grand chanteur, c'est sûr, mais j'aime pas en faire trop. Je fais juste comme mon père et ses frères faisaient. Ça me convient. Je joue pour moi et les gens que j'apprécie avant tout. Je n'ai aucune raison d'essayer d'en faire plus. Ça enlève le plaisir après. La dernière note résonna dans la pièce carrelée du sol aux limites du plafond. L'acoustique est vraiment spéciale ici, c'est intéressant. Lentement, je rouvre les yeux et me redresse un peu ; être affalé c'est sympa un moment mais après c'est pas cool pour le dos.
- Est-ce qu'elle t'a plu ?
Peut-être qu'il avait pas forcément compris les paroles. Mais bon, tout n'est pas dans les paroles quand même. Il y a aussi le rythme, les notes, tout ça quoi ! Je descendis enfin de la fenêtre et m'approchai de Neven d'un pas parfaitement calme. Je posai la guitare contre le mur avec précaution et, enfin, m’attardai sur la façon dont mon vis à vis était habillé. C'est à dire... Qu'il n'était pas habillé. Il avait juste une serviette de bain sur lui, c'est tout.
- Hey mais tu dois te geler, où sont tes vêtements ?
Si ça se trouve il ne les avait pas pris avec lui et allait retourner à sa chambre comme ça, en serviette. C'est vrai que la nuit il n'y a pas grand monde mais quand même, il va avoir froid ! Enfin, si ce n'est pas déjà le cas. Je retirai ma chemise trop grande - qui était ouverte sur un débardeur lui aussi trop grand - et m'accroupis face à Neven pour la lui mettre sur les épaules. Je le regardai un instant et lui adressai un sourire. J'étais satisfait de ce que j'avais fait. C'est une bonne action non ? Aussi minime soit-elle certes, mais c'est quand même gentil. J'aime bien être gentil. Hors-Jeu : J'ai mis super longtemps et en plus c'est nul... Désolée ! _________________ DC : Shatters & Allyce
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 | Sujet: Re: This guilt could fill a fucking sea. ◮ ELIAS Dim 11 Mar - 12:55 | |
| This guilt could fill a fucking sea. Il composait, parfois. Mais pas celle-ci. C’était une de celle qu’il avait l’habitude de jouer, le soir, avec sa famille, quand la journée avait été difficile, et qu’ils ne savaient plus trop où ils allaient. J’imagine que … J’en avais bien besoin. Elias ajouta qu’elle avait le mérite de rappeler d’où on vient, et qu’au final, la vie n’était pas si … moche. Je fermais les yeux. Peut-être que c’était ce qu’il me manquait, là, maintenant, si je ne voulais pas finir à nouveau en larmes.
Ma tête se posa sur mes genoux, et je me laissais emporter par les notes. La voix d’Elias m’enveloppa lentement. J’ignorais quelle langue il parlait. Peut-être de l’italien, ou de l’espagnol. Je n’y comprenais pas grand-chose, mais me concentrais sur les consonances et la mélodie. C’était beau. Ça me calmait, me permettant, juste l’espace de quelques minutes, d’oublier ce que j’avais fait.
La dernière note résonna dans la pièce, et je revenais lentement à la réalité. Je relevais doucement la tête vers Elias. Est-ce que ça m’avait plu ? Je hochais la tête. Oui. Assurément. Je ne pourrais jamais dire non à de la musique. J’eus un léger sourire, encore émerveillé par la chanson.
« J’aime bien ta façon de chanter ... » murmurais-je, juste assez fort pour qu’il m’entende.
Le jeune homme descendit alors de la fenêtre sur laquelle il était depuis tout à l’heure, et s’approcha de moi. Il sembla me dévisager un instant, avant de me faire remarquer que je devais me geler. Il me demanda alors où étaient mes vêtements. Je baissais la tête sur mon corps à moitié nu, et fus saisi d’un frisson.
« Je sais pas … Enfin si, je les ai laissés dans ma chambre … »
Je n’osais remonter les yeux vers Elias. Il devait me croire un peu bête. Le jeune homme retira sa chemise, laissant apparaître un débardeur un peu grand, et posa le vêtement sur mes épaules. Mes mains en attrapèrent instinctivement les bords, essayant d’en conserver un peu la chaleur. Je levais la tête vers le jeune gitan, un sourire plein de gratitude sur les lèvres.
« Merci ! T’es gentil .. »
Je décidais alors de me relever, lentement. Je lui adressais à nouveau un timide sourire, serrant toujours le vêtement contre moi. Il était différent des autres. D’habitude, on m’aurait laissé me démerder, tant pis si j’avais froid, ou si je ne me sentais pas au meilleur de ma forme. D’un côté, je comprenais. Je ne méritais pas la pitié des gens.
« Je vais chercher des habits, peut-être … Tu peux venir avec moi, si tu veux ! »
Je crois que j’ai confiance en lui. Il ne me fera rien de mal. Je l’attrapais par la main, et le guidais gentiment jusqu’à ma chambre. J’ouvris lentement la porte. La chaleur me semblait encore étouffante. Ça sentait … La transpiration ; le fauve. Je fermais les yeux, et filais à l’intérieur, juste le temps d’attraper un tee-shirt, un pantalon, un caleçon, et de les enfiler. Je retournais dans le couloir, fermais la porte derrière moi, puis rendais gentiment la chemise à Elias, lui adressant un sourire maladroit, et me laissais choir au pied du mur. Je fermais les yeux, juste un instant.
« Je … Je suis désolé d’être aussi peu bavard. J’ai … J’ai un peu perdu l’habitude d’être avec des gens … » C'est pas terrible terrible, désolé ! |
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 | Sujet: Re: This guilt could fill a fucking sea. ◮ ELIAS Jeu 26 Avr - 14:33 | |
| Correr es mi destino para burlar la ley.
J'étais plutôt fier de moi, Neven a aimé la chanson alors ça me rend heureux. Je sais mettre le négatif de côté pour profiter un maximum du positif même s'il est moindre. J'aime tellement cette chanson que lorsqu'elle plait à quelqu'un d'autre je me sens totalement épanoui, ça me donne carrément le grand smile ! Je suivis mon nouveau-futur-ami pour qu'il aille chercher des vêtements dans sa chambre. Ça serait pas mal con qu'il prenne froid, il faut bien l'avouer ! Je le suivis alors jusqu'à sa chambre et l'attendit dans le couloir, histoire de ne pas le mettre mal à l'aise. Après tout, avoir quelqu'un dans la pièce pendant qu'on se change peut gêner bien des personnes. Neven a l'air de ce genre là, timide et gêné pour un rien. C'est mignon. Et tout le contraire de moi, ça c'est sûr. Lorsqu'il sortit, j'étais encore là, adossé au mur et les bras croisés. Je lui souris alors qu'il me rendait ma chemise et je la remis. Elle sentait bon le shampooing. Les paroles du jeune homme me firent légèrement froncer les sourcils, juste l'espace d'une seconde, je m'empressai de lui répondre pour le rassurer :
- Je peux très bien parler pour deux, tu sais ! Ça ne me dérange pas si t'es pas bavard, au moins tu m'engueules pas.
J'ai l'habitude qu'on me reproche des choses dont souvent je n'ai même pas conscience. Quasiment tout le monde le fait. Même Seven, même elle ! Mais Neven ne le fait pas lui, il est doux comme tout. Je me posai à côté de lui. Après tout c'est pas mal ici, il fait un peu frais mais pas froid, c'est agréable.
- T'es pas fatigué au moins ?
Je posai ma main sur son épaule dans un geste purement amical et absolument pas agressif. Je ne suis pas quelqu'un d'agressif, je crois que ça se voit parce que je n'ai jamais été " classifié " dans cette catégorie de patient. Je suis plus vu comme un clown plutôt qu'un méchant. Quant à Neven, je ne sais pas. J'ai rarement l'occasion de le croiser et j'ai rarement entendu des psys ou des surveillants parler de lui.. Peut-être parce que j'ai tendance à ne pas écouter ce qui se dit, aussi. Après tout ça ne me regarde pas, je ne suis pas vraiment placé pour jouer aux espions, à ce que je sache.
En retard et un peu court, désolé ! _________________ DC : Shatters & Allyce
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 | Sujet: Re: This guilt could fill a fucking sea. ◮ ELIAS Sam 28 Avr - 17:21 | |
| This guilt could fill a fucking sea. Il pouvait très bien parler pour deux. D’ailleurs, ça ne le gênait pas si je n’étais pas bavard. Je ne l’engueulais pas, déjà. Je lui adressais un petit sourire. C’était déjà ça. Je ne vois pas pourquoi je me disputerais avec lui, de toute façon. Il a l’air gentil. Il est gentil. Et puis … Je n’ai juste pas envie de m’énerver. Je veux juste me calmer un peu, me rassurer. Surtout me rassurer. Etre rassuré. Me dire que, tout ça, ce n’est qu’un mauvais rêve. Un affreux cauchemar. Et que j’attends juste d’entendre le son familier de mon réveil pour ouvrir les yeux. Ce serait tellement plus simple. Tellement plus supportable …
Si j’étais fatigué ? Je tournais la tête, prenant alors conscience qu’Elias s’était installé à côté de moi, par terre, et que sa main s’était gentiment posée sur mon épaule. Je lui adressais un sourire. Bien sûr que j’étais fatigué. Fatigué de tout ça, fatigué des nuits agitées, même pas complètes, entrecoupées de réveils en sursaut. Fatigué de toutes ces images qui me hantaient la tête. Qui me torturaient la tête.
« Je suis plutôt fatigué, oui … Mais … Je ne veux pas aller me coucher … Je n’arriverais pas à trouver le sommeil … J’ai pas envie … »
Je crevais de peur de me retrouver en proie à mes cauchemars, surtout. De fermer les yeux, et d’être assiégé par ces atroces images, à nouveau. Je me permis alors de me blottir contre le jeune homme. Il était rassurant. Attentionné, gentil, calme, et rassurant. C’était plutôt positif, je pense.
« Tu veux bien rester un petit peu avec moi ? … S’il te plaît ? »
Qui sait, peut-être que lui, il n’en avait pas envie. Peut-être voulait-il juste aller se coucher, tranquille. J’ignorais quelle heure il était. Probablement une heure assez avancée dans la nuit. Peut-être était-il fatigué, du coup ?
«S’il te plaît … J’ai pas envie de rester tout seul … »
Peut-être allait-il me trouver chiant à le supplier comme ça. Enfin … Peut-être était-ce normal. Pour une fois que j’étais avec quelqu’un de plutôt gentil avec moi, qui n’essayait ni de me faire craquer, ni de me mettre hors de moi, de me faire criser, ni de me faire du mal … Peut-être que j’avais envie de m’y accrocher, un peu. De profiter de cet étrange et rassurant calme. Peut-être que j’en avais envie, oui …
On pouvait bien faire ce qu’il voulait, tant qu’il restait avec moi, et qu’il ne cherchait pas à me faire du mal. Je gardais confiance en lui. Il ne chercherait pas à me blesser, n’est-ce pas ? Il n’avait pas l’air d’être de ce genre-là, de toute manière. Si ça avait été le cas, il en aurait déjà profité pour m’étriper, ou bien me rouer de coups, ou je ne sais quoi.
Trêve de questions. Je m’accrochais un peu plus à Elias, m’appuyais contre lui, laissais ma tête se déposer sur son épaule avant de replier mes jambes contre moi. J’étais un peu mieux comme ça. Un peu plus à l’aise. J’aurais presque pu fermer les yeux, me laisser aller. Pleurer, dormir. Peut-être que je me sentirais encore un peu plus libre, après. Peut-être …
« T’es gentil, tu sais … Vraiment gentil … » |
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 | Sujet: Re: This guilt could fill a fucking sea. ◮ ELIAS Dim 29 Avr - 0:22 | |
| Correr es mi destino para burlar la ley.
Il me dit qu'il était fatigué mais qu'il ne voulait pas dormir. Bah... S'il n'en a pas envie, je ne vais pas l'envoyer au lit quand même, je suis pas son père ! Quoi que... Je crois pas que je ferais trop pression sur mes gosses quand j'en aurais. Me connaissant, je ne pense pas être un papa casse-noix. M'enfin... Là n'est pas vraiment la question n'est-ce pas ? J'avais juste demandé à Neven s'il était fatigué pour être certain qu'il ne se sentait pas obligé de rester éveillé pour moi. Le sentir se mettre contre moi ne m'a pas particulièrement gêné. Après tout, je ne suis pas sauvage et contre le contact, je suis très sociable quand je ne suis pas d'humeur boudeuse - ce genre d'état d'esprit ne me vient que rarement. Il me suppliait de rester avec lui, de ne pas le laisser seul et il insistait.
« J'ai pas dit non, tu sais ? » dis-je avec un petit sourire.
Je n'avais pas vraiment l'intention de le laisser maintenant... Et encore moins s'il me demandait de rester. Il avait vraiment l'air d'avoir besoin de compagnie. Et moi j'aime bien la compagnie. Lorsque je le sentis s'accrocher plus fortement à moi en me disant que j'étais gentil - je l'ai remercié au passage -, je décidai de bouger un peu. Je le poussai légèrement pour écarter un peu les jambes et l'attirer contre mon torse en l'entourant de mes bras afin qu'il puisse se sentir en sécurité. Je posai la joue contre le sommet de son crâne sans trop faire gaffe à comment mes cheveux pouvaient lui retomber sur le côté du visage.
« Welcome to Tijuana, me mis-je à chantonner le plus posément possible et acapella, Tequila, sexo y marihuana. Welcome to Tijuana, con el coyote no hay aduana... »
Je le berçai avec douceur, très calmement. Je posai ma voix pour qu'elle soit assez basse et même si les paroles étaient un peu simplistes, au moins c'était quand même de la musique et ça me détendait. Peut-être que ça calmerait un peu Neven également.
« Bienvenida a Tijuana, bienvenida mi amor, de noche a la mañana, bienvenida a Tijuana, bienvenida mi suerte, a mí me gusta el verte... »
Mes doigts caressaient lentement ses épaules à travers son tee-shirt, toujours au même rythme, je voulais vraiment chercher à l'apaiser, je voulais le sentir se détendre au moins un peu alors que je continuais de citer la chanson de Manu Chao que j'avais apprise en France.
« Bienvenida a Tijuana, bienvenida a Tijuana, bienvenida mi amor, bienvenida a Tijuana, bienvenida tu pena, bienvenida la cena, sopita de camaron, bienvenida a Tijuana, bienvenida mi suerte, bienvenida la muerte, por la Paramericana. Welcome to Tijuana, Tequila, sexo y marihuana. Welcome to Tijuana, con el coyote no hay aduana. »
Après ces un peu moins de cinq minutes de paroles un peu répétitives, ma voix finit par se taire, la chanson était finie et je n'avais pas vraiment de suite à lui donner. Cependant je continuais mes attentions envers Neven afin qu'il n'ai pas l'impression que j'allais l'abandonner d'une seconde à l'autre. J'ai tout mon temps après tout. _________________ DC : Shatters & Allyce
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 | Sujet: Re: This guilt could fill a fucking sea. ◮ ELIAS Mer 2 Mai - 19:45 | |
| This guilt could fill a fucking sea. Sa remarque, “J’ai pas dit non, tu sais ?”, m’arracha un sourire. C’est vrai, c’est vrai. Je m’accrochais un peu plus à lui, lui disant qu’il était gentil. Il me remercia. Ce n’était pas la peine. Ce n’était que la pure vérité.
Le jeune homme me poussa alors un peu, le temps d’écarter légèrement les jambes. Elias m’attira ensuite contre son torse, contre lequel je me blottis sans hésiter bien longtemps. Ses bras m’entourèrent, m’accordant ainsi un sentiment de sécurité. J’y restais, sans protester. C’était tout ce dont j’avais besoin. Du calme, des bras, de quoi me sentir protégé. Rien d’autre.
Elias murmura alors quelques paroles. Il entonna une chanson, mêlant l’anglais à l’une de ces langues du sud de l’Europe, tandis qu’il me berçait doucement. Ses doigts caressaient mes épaules, doucement. Tendrement, calmement. Tout ce dont j’avais besoin.
Je ne parvins à me retenir de laisser couler mes larmes. Peut-être faisais-je pitié, comme ça. Mais tant pis. J’en avais besoin. Peut-être que j’irai mieux après. Peut-être … Pour une fois, j’avais le sentiment d’être protégé. Que, quoi qu’il arrive, rien de mal ne surviendrait. Que, pour une fois, je ne ferais de mal à personne ; ni aux autres, ni à moi-même. J’étais tellement fatigué de tout ça … Alors là, dans les bras d’Elias, j’avais l’impression que, au moins une fois, je pouvais me laisser aller. Pleurer juste pour pleurer, sans forcément me torturer au passage. Ne pas retenir mes larmes, juste pour évacuer le stress, la panique et mes angoisses.
Le jeune homme se tut alors. Probablement que la chanson était finie. Probablement. Je sentais toujours ses doigts qui caressaient doucement mon dos. On n’entendait plus que mes pitoyables sanglots. Je me laissais complètement aller contre le garçon, agrippant nerveusement un morceau de sa chemise entre mes doigts. Je reniflais alors bruyamment, d’une manière vraiment peu élégante.
« Désolé, Elias … Désolé … Mais je n’en peux vraiment plus … J’en peux plus de tout ça … J’en peux plus d’être un monstre, Elias … J’en peux plus de toutes ces images qui hantent ma tête … Excuse-moi … »
Misérable. Voilà comment je me sentais. Il n’en avait probablement rien à faire, de mes délires. Il ne me connaissait même pas. Et j’étais accroché à lui, comme j’aurais pu m’accrocher à une bouée de sauvetage, en train de pleurer tout ce que je pouvais. J’étais pitoyable. Au fond, je ne méritais même pas ses attentions. Je n’étais même pas capable d’en profiter correctement.
« Désolé … Vraiment désolé … » parvins-je à hoqueter.
Lentement, j’arrêtais de serrer convulsivement sa chemise. J’essayais de m’arrêter, du mieux que je pouvais. Arrêter de faire pitié. Arrêter de se plaindre. Essayer de continuer. Juste essayer … Mes sanglots s’espacèrent, lentement. Ma joue fini par se poser sur le torse d’Elias. Au bout d’un moment, je lâchais sa chemise, et fis glisser mon doigt sur son tee-shirt, distraitement.
« J’ai trempé ton tee-shirt, je crois … Désolé … » |
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